Du lundi au vendredi de 9h à 19h

Gwendal larher

L'ARTISTE AUX TOILES DE PIERRE

 

Le Murmure des Murs Bretons de l’étroi-

tesse des pinceaux de précision aux ver-

tiges des pignons monumentaux, Gwen-

dal Larher s’est imposé comme l’une des

 figures de proue du muralisme Breton.

 

Installé sur les bords de la rivière de Mor-

laix, cet artiste dompte le béton pour y in-

suffler poésie, patrimoine et modernité.

 

Rencontre avec un bâtisseur d’illusions.

 

Il y a chez cet artiste une forme de calme olympien qui contraste avec l’immensité de ses toiles de pierre. Dans son atelier, « Les Fresques de la Baie », situé à Saint-Martin-des-Champs, l’odeur de la peinture acrylique se mêle à l’air salin. C’est ici, que naissent les projets qui transfigurent aujourd'hui le paysage breton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'art du Trompe-l'œil :

 

Redessiner le réel si il est aujourd'hui une référence

incontournable, c’est d’abord par sa maîtrise chirurgicale du trompe-l'œil. Là où d’autres cherchent la rupture, lui cherche l’harmonie. À Locquirec,Morlaix ou à Edern, ses fresques ne se contentent pas d’habiller des murs ; elles les font disparaître. Une 2CV bleue qui semble sortir d’un garage, un vieux marin plongeant son regard dans un livre de Michel Mohrt... L'artiste joue avec les perspectives pour offrir aux passants une fenêtre ouverte sur l'imaginaire local.

 

 

 

 

 

"Le pinceau permet une précision que la bombe n’offre pas toujours," confie-t-il. Cette exigence technique lui a valu une reconnaissance internationale, notamment lors de l'International Mural Fest en Australie, où il a remporté le prix du public et celui du jury. Une consécration pour ce Breton qui a su exporter son "regard" par-delà les océans.

 

 

 

 

Un Street Art "Essentiel" Mais

ne vous y trompez pas : Gw-

endal Larher n'est pas qu'un

gardien du passé. Sous son

impulsion, le street art breton

prend une dimension résolu-

ment moderne. On se souvient de sa Marianne monumentale sur les piliers de la N12 à Morlaix, peinte en pleine crise sanitaire. Avec son message « Essentielle, et sans chaînes », il a prouvé que le muralisme pouvait être un vecteur d'émotion brute et de réflexion citoyenne, sans pour autant sacrifier l’esthétique au message.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que ce soit sur des transformateurs électriques métamorphosés ou sur des pignons du territoire breton (comme à Trémel), son travail de revitalisation des centres-bourgs est devenu un modèle pour les collectivités. Il réconcilie l'art urbain, souvent perçu comme agressif, avec le désir de beauté et de sens des habitants.

 

L’Héritage et la Transmission Au-

jourd’hui, avec plus de 300 réali-

sations à son actif, l'artiste ne

semble pas vouloir ralentir. Son

 site,fresques-bretagne.com, est

devenu la bible visuelle d'un terri-

toire qui a choisi de faire du mur un espace d'expression noble. En mélangeant les techniques classiques de la peinture décorative et l'énergie du muralisme contemporain, Gwendal Larher rappelle que l'artiste est avant tout un trait d'union : entre l'histoire d'un lieu et son futur, entre le béton gris et la couleur vivante.